Les


Pollutions



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Le digestat en question

Les gouverenents successifs, dont ceux de Fillon et Ayrault, ont cherché via divers plans d'action à méthaniser les effluents d'élevage afin de produire du méthane et d'obtenir des digestats contenant l'azote valorisable sous forme de substitut aux apports d'azote minéral. En d'autres termes, l'objectif était de faire considérer le digestat comme fertilisant et non comme des déchets.

Cependant, un rapport du Ministère de l'Agriculture a démontré que cette stratégie ne pouvait fonctionner. En effet, le document révèle que "la méthanisation conserve les fertilisants que sont l'azote et le phosphore" et "n'apporte donc pas en elle-même de solutions aux excédents de fertilisants organiques dans les zones structurellement excédentaires, en particulier la Bretagne, où les plans d'épandage sont saturés".

Certains scientifiques remettent en cause justement cet épandage de digestat notamment en zone karstique : "Région de formation calcaire caractérisée par la prépondérance du drainage souterrain et par le développement d'une topographie originale due à la corrosion de la roche (grottes, gouffres, résurgences, etc.)". Le CRNS de Toulouse étudie actuellement à Cuba la circulation des eaux en zones kartisques afin de vérifier les risques de pollution liés aux épandages. Mais les résultats ne seront connus que dans longtemps en raison de la complexité des karts.

Les sols ont besoin effectivement de matières organiques, mais lesquelles ? Comment les gérer ?

À ces questions, les industriels se limitent à répondre à des décrets européens, à des lois françaises. Ils se campent là-dessus. Pour autant, un sol ne saurait se limiter au cadre d’une loi ou d’un décret. Un sol doit être étudié de longue date, d’autant que le climat évolue. Et d’une année à l’autre, la réponse du sol sera différente.

S’il n’y a pas d’études à long terme, le risque est de s’exposer à de sérieux problèmes. Il suffit de regarder ce qui se passe en Bretagne aujourd’hui, après des épandages de lisier à tout va, durant plusieurs décennies. Toute la région est polluée avec la prolifération maintenant d’algues vertes sur les plages. Face à l’intérêt économique que représente l’élevage des porcs, les scientifiques ont dû baisser les bras. Et tant pis pour les risques de pollution.

Souces : actu-environnement.com ; La vie Quercynoise.
Nos pauvres champs …
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Le compost issu de la méthanisation des ordures (TMB) est jonché de plastiques, de verre et de matières polluantes contenant des métaux lourds. C'est pourtant le fer de lance de ce procédé : recycler nos déchets en un produit sain, réutilisable pour l'agriculture.

Même si la future unité de Fléac St Yrieix ne prévoit pas le traitement des ordures ménagères pour le moment, il faut être conscient des risques.

Ce sont des centaines d'hectares de bonnes terres cultivables de Charente qui seraient souillées !

Des experts, professeurs, docteurs... vous le prouveront : l'eau de javel, le plastique et le verre, c'est bon pour la terre, c'est bon pour les plantes, c'est bon pour vous ! Car il exite la Norme française NFU 44051 qui accepte dans 1 m3 de "compost" jusqu’à 5 kg de verre/métaux et 2,7 kg de plastiques !

PROBLEME : LA NATURE DU PRODUIT A TRAITER LES OMR (Ordures Ménagères Résiduelles).

Le compostage sur ordures ménagères non triées est une mauvaise solution. La meilleure garantie de qualité demeure la séparation à la source des déchets organiques. Il est inadmissible de voir polluer les terres agricoles par des ordures ménagères résiduelles non organiques. Les sols européens et français sont suffisamment pauvres et fragilisés ; il n’est pas nécessaire de les détériorer davantage avec les polluants contenus dans les OMR (Ordures Ménagères Résiduelles,).

La production d’un compost issu de déchets organiques triés à la source doit devenir une priorité non seulement en terme de gestion écologique et durable de nos déchets mais également pour améliorer la santé biologique des sols. La nécessité de produire un compost sain à partir de déchets organiques collectés séparément est une réalité, en témoigne, par exemple, l’interdiction en Allemagne de la valorisation agronomique des composts issu d’ordures grises.

Souces : Arivem ; zerowastefrance.org
Pollutions des eaux souterraines
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En Charente, le département a mis en place un moratoire sur les nappes du Turonien et de l’Infra-Toarcien depuis 1999 afin de réserver ces nappes exclusivement à l’alimentation en eau potable.

Si à court terme, la problématique n’est pas forcement visible et quantifiable, l’épuisement de certaines ressources souterraines semble inévitable.

Alors, l’épandage du digestat est-il opportun dans ces zones ?

Non, car le digestat brut se comporte comme un engrais minéral avec une fraction volatile importante. De ce fait, il est très facilement lessivable vers les nappes phréatiques.

Il est donc impensable d’accentuer les risques sur ces nappes phréatiques déjà fragiles.

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Un collectif de riverains opposés à l'implantation d'une unité de métthanisation en zone urbanisée.

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