Et pendant ce temps là en 2012

La ligne 5 devait être structurante et inonder les deux rives de Fléac : le centre et Bois-Renaud au nord de la commune. Le BUSWAY, autrement dit le Bus à Haut Niveau de Service, quant à lui devait desservir par la RD 120 Linars et le bourg de Fléac. Ce projet de Plan de Déplacement Urbain fut voté en 2012.

7 ans plus tard, il nous faut constater que le BHNS s'arrête à St Michel, que la ligne 5 se transforme en ligne F et ne se dédouble plus, oubliant complètement le nord de Fléac. Et si vous êtes scolarisé en centre-ville, c'est maintenant 2 bus au lieu d'un … ou plus du tout.

Cout de l'opération 87 M€ pour le Grand Angoulême et ses administrés.

Quel rapport avec votre association :
le cadre de vie (voir nos statuts).

Peut-on considérer que celui-ci s'améliore dans un contexte environnemental où la voiture est de plus en plus décriée ?

Sublime & Silence

Sublime et Silence, autour de moi tu danses, et moi j'oublie : premières paroles de la chanson de Julien Doré.
Sublime et Silence, je ne dis plus rien, et toi t'oublies : premières paroles de la chanson de Jean-François Dauré sur le projet methangoumois.
Sublime et Silence, on est toujours là, et on n'oublie pas : première parole de la chanson de CECOA sur le senteur parc.

Des affaires qui sentent le gaz

Le Canard enchaîné relate dans son édition de ce jour de bien drôle de pratiques : dans le Grand-Est, première région de France en nombre d'usines de biogaz, l'étude de faisabilité pour l'installation d'une unité sur la commune de Bourgogne-Fresnes aurait été cofinancée par la région et le porteur de projet. Unité créée juste à côté du principal fournisseur d'intrants (des betteraves), dont l'épouse du président du betteravier siège au conseil municipal de Bourgogne-Fresnes. Alors les 300 camions par jour et les odeurs pèsent pas lourd face au business.

Et au Grand Angoulême, l'étude de faisabilité n'a-t-elle pas été cofinancée ?

La méthanisation en question

Portée par l'Etat, la méthanisation se heurte à de nombreuses frondes locales : élus (pas en Charente) et riverains craignent des nuisances et de potentielles dérives de la filière.

Puanteur, ballet de camion, risque de fuite et de pollution, quel que soit l'endroit retenu pour son installation (NDLR : une unité de biométhane), comme à Gouy-sous-Bellonne (Pas de Calais), à Somain (Nord), à Gramat (Lot), Combrée (Maine et Loire), ou encore L'Huisserie (Mayenne) les griefs sont les mêmes.

De toutes tailles, ces structures sont gérées par des industriels, des collectivités ou installées à la ferme par un plusieurs exploitants. Soutenues par des subventions et des tarifs spéciaux d'achat d'énergie, la filière a accélérée ses installations. Fin 2018, 685 unités de méthanisation étaient recensées par GRTgaz contre une centaine il y a dix ans.

Toutes les instances (préfectures, collectivités, …) vous le dirons : pour chaque unité, tout est mis en oeuvre pour garantir la sécurité. Cahier des charges, reglementation (simplifiée en dessous de 100 T), et techniques employées permettent de maitriser les risques.

Cependant, selon Daniel Chateignier, professeur de physique à l'université de Caen "la méthnanisation doit être intégrée au mix énergétique, mais de manière raisonnées et encadrée".

En effet, de récentes analyses du digestat menées par le CSNM dans le Lot "ont révélées la présence de métaux lourds comme le cadmium, cancérogène".

Il faut poser des limites ! Construire 10 000 méthaniseurs comme en Allemagne ne permettrait pas un contrôle suffisant et encouragerai les digesteurs à rentrer en concurrence, dans un contexte de surface agricole limitée, avec un risque d'accaparement des terres.

Le gouvernent au travers du PPE souhaite porter aujourd'hui à 7 % la part du biogaz dans la consommation d'ici 2030 : "tenable à condition de travailler avec des petites structures agricoles qui produisent du local pour du local", selon le professeur de physique.

Sources : Sciences et Avenir.