Sommes-nous des terroristes ?

Prenons-nous en otage le Grand Angoulême ?

Telle est la question que nous pourrions nous poser face à la réaction d’un GrAnd élu nous expliquant que notre situation est sans commune mesure avec celle des victimes des attentats perpétrés sur notre territoire national.

Comment peut-on oser faire cette comparaison, seulement même y penser ? Par un excès de confiance et d’estime de soi ?

Alors, qui prend en otage qui ?

Les quelques élus qui décident pour nous dans leurs âmes et consciences sans réfléchir aux conséquences futures afin d’être réélus au tour suivant, c’est certain. Ces élus qui se voilent la face en expliquant « que cela ne sentira point » ; comme les ouvrages d’art construits pour durer et ne surtout pas s’effondrer. Demandons alors aux familles des victimes si elles n’ont pas été otages de la démagogie politique du style « tout va bien madame la marquise ».

C’est l’unité de méthanisation qui est en fait l’otage : reçue en garantie de la bonne fin du TEPOS du Grand Angoulême. Et c’est bien nous, citoyens, qui faisons l’objet d’un chantage environnemental et de pressions face au choix d’un emplacement incohérent. !

"On peut condamner les oppresseurs, mais personne ne devrait juger les oppressés."

Le mois des pancartes.

Le combat continue ! Les riverains ne cachent rien face au grand silence du Grand Angoulême quant au projet de l’usine à gaz en zone urbanisée. Leur mécontentement s’affiche au travers de pancarte apposée dans leurs jardins ! Vous aussi, rejoignez notre mouvement en nous contactant !

2018-08-25 18.57.36

Une Sénatrice Charentaise interpelle le gouvernement.

Mme Nicole BONNEFOY attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la gestion des digestats qui sortent des méthaniseurs.

Actuellement, ces digestats sont des déchets et peuvent sortir de ce statut pour être vendus comme fertilisants agricoles. Dans ce dernier cas, ils doivent se soumettre aux mêmes exigences que les autres fertilisants et supports de cultures et obtenir une autorisation de mise en marché (AMM) délivrée par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Pour obtenir une AMM, la composition du digestat est analysée et son innocuité doit être démontrée.

D’ailleurs, en janvier 2018, un digestat de méthanisation brut n’a pas obtenu d’AMM : contamination en clostridium perfringens, entérocoques et staphylocoques au regard des critères en vigueur et impact très négatif sur la reproduction des vers de terre. Or ce produit qui n’est pas considéré comme vendable présentant des risques potentiels pour l’environnement et la santé humaine peut être épandu comme un déchet sur des pâturages ou des champs.

Bien que sujet aux plans d’épandages, les digestats bruts ne subissent aucun contrôle sanitaire avant d’être épandus. Des pollutions peuvent donc avoir lieu et les contrôles des installations par les DREAL ne sont malheureusement pas assez réguliers pour pouvoir prévenir des anomalies et éviter des accidents et des pollutions comme cela est arrivé en Bretagne et en Anjou par exemple.

De plus, ces cas de figure de plans d’épandage inadaptés à la configuration du sous-sol sont avérés. C’est le cas dans le Lot ou des scientifiques et riverains mettent en garde contre les dangers de pollution de la nappe phréatique par du digestat brut dû à la nature karstique du sous-sol.

Elle lui demande donc de prendre en compte ces questions afin de permettre aux DREAL de faire des contrôles plus fréquents des installations et mieux réglementer les plans d’épandages des digestats des méthaniseurs.

Qui a dit oui ?

Pour demander des comptes à celles et à ceux qui ont décidé pour vous de la dégradation de votre cadre de vie, de vous exposer aux risques pour votre santé et votre sécurité sans vous consulter.

Aussi, nous allons publier la liste de vos élus/élues qui ont approuvé et décidé en vos noms l’implantation d’une unité de production de gaz en zone urbanisée !. Voir page "Téléchargement"

Ils bradent la santé des français et impactent gravement la biodiversité

Dans le but de « rassurer les investisseurs », le Premier Ministre, Edouard Philippe, et le Ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, jouent les apprentis sorciers.

Par décret du 6 juin 2018, signé par Messieurs Philippe et Hulot et applicable dès le lendemain de sa publication, l’installation de méthaniseurs pouvant recevoir jusqu’à 99,99 Tonnes de déchets par jour est autorisée, sans étude d’impact ni enquête publique. Quid de la population et de l’environnement ?

Pourtant, en juin 2017, L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, notait dans un document de référence : le manque de connaissances sur les conséquences du retour au sol des digestats, sur la vie des sols, de l’humus… Et identifiait des besoins de recherche sur : l’évaluation des fuites de biogaz, les émissions polluantes lors de l’épandage de digestats (N2 O, NH3) et l’importance de développer des connaissances en termes d’impacts de la méthanisation sur le climat, l’eau, la qualité de l’air, les odeurs, les sols, les déchets, etc.

Dans leur précipitation à satisfaire les investisseurs, Les Ministres n’en ont pas tenu compte.

De plus, les Conclusions du Groupe Travail Méthanisation (mars 2018) annonçaient « la sortie du statut de déchets des digestats ».

Ce n’est pas en les sortant d’un statut qu’ils cesseront d’être des déchets, avec tous les risques inhérents aux déchets. « La dernière grande épidémie de peste porcine classique (PPC) a eu lieu entre février 1997 et janvier 1998. Le virus a été transmis à un élevage à cause d’un sandwich au jambon jeté dans un élevage » Des milliers de sandwichs au jambon vont arriver dans les méthaniseurs. Une hygiénisation à 71° pour des sandwichs réduits, soit disant, à moins de 12 mm (!!!) est insuffisante pour garantir de l’absence de germes pathogènes.

En janvier 2018, L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a remis ses conclusions suite à une demande de mise sur le marché de produits issus de digestats de méthanisation : « Les intrants (effluents d’élevage, matières végétales agricoles et matières végétales brutes, eaux et boues de STEP d’industries agroalimentaires, graisses et déchets animaux) peuvent apporter des contaminants organiques, notamment des résidus d’antibiotiques ou des bactéries antibio-résistantes »

… Les résultats des analyses mettent en évidence une contamination en Clostridium perfringens et entérocoques et des effets sur la reproduction des vers de terre.

« Conclusions : non conforme, risques pour les organismes du sol. »

Un très grand nombre de digestats de méthanisation sont issus des mêmes gisements et déjà épandus en France, sur des milliers d’hectares de terres nourricières, et ce, depuis des années.

Devant la gravité de la situation des associations et collectifs envoient, depuis plus d’un an, des alertes aux différents ministères, en vain.

Les accidents, incidents, pollutions et contaminations dus à la méthanisation, et à tout ce qui en découle, sont fréquents sur toute la France (cf base de données ARIA). Les associations et collectifs ont donc décidé de se rassembler pour alerter et former le Collectif National Vigilance Méthanisation, C.N.V.M.