mai 2018

Cortège Citoyen !

Opération réussie ce samedi 26 mai 2018. Plus de 120 personnes sont venues soutenir le collectif dans son combat afin que le Grand Angoulême retienne un autre site d’implantation pour son unité de méthanisation. Ayant démontré à plusieurs reprises les incohérences du dossier en matière économique, le Président de CECOA a rappelé lors de cette manifestation que le Grand Angoulême cherchait en premier lieur à répondre à ses obligations TEPOS sans se soucier des impacts liés à un tel projet : risques industriels, sanitaires… Il a également indiqué que les sites d’approvisionnement pour faire fonctionner une telle unité se trouvaient trop éloignés, avec pour conséquence d’aggraver le bilan carbone, sans oublier qu’il n’y aurait pas d’agriculteurs pour faire fonctionner l’unité.


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Lobbying quand tu nous tiens !

Lancé en octobre dernier par le Secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, Sébastien LECORNU, le groupe de travail méthanisation a rendu ses conclusions le 26 mars préconisant 14 actions pour accompagner la filière, dont deux sur la mobilité gaz.

Alors que la loi de transition énergétique a fixé à 10 % la part de gaz dans les énergies renouvelables dans la consommation française d’ici 2030, l’objectif fixé était de pouvoir accélérer les projets, professionnaliser et aider la filière agricole par des mesures de simplifications administratives.

Au regard du relèvement du seuil applicable à l’ICPE de 100 tonnes/jour contre 60 tonnes/jour à l’heure actuelle, avec notamment la suppression de l’enquête publique, nous sommes en droit de nous interroger sur le lobbying des industriels face à ces résultats du groupe de travail.

En effet, depuis bien longtemps, et notamment face aux réticences croissantes des populations avoisinantes contre l’installation d’unité de méthane, les professionnels du secteur revendiquaient une simplification des procédures administratives, une fiscalité et des moyens financiers modernisés.

Même si ces mesures ne sont pas encore promulguées, la conséquence directe pour le projet de la zone Euratlantic serait un simple enregistrement du dossier à la préfecture...

Plus grave, cette réglementation entrainerait la sortie du statut de déchets des digestats avec la généralisation de la méthanisation des boues de stations d’épuration !

Donc un projet Fléac / St Yrieix  en totale cohérence avec la nouvelle législation.

C’est pourquoi il est important de rester mobiliser face à cette hérésie environnementale ! Car les questions de fond restent sans réponses : avis de la population, risques sanitaires, bilan carbone par rapport à l'éloignement des gisements...