September 2018

Nous ne baisserons pas la garde

Au travers de deux articles parus respectivement dans la Charente-Libre du 24 septembre 2018 et Sud-Ouest du 25 septembre 2018, votre collectif a demandé la dissolution du Comité de Pilotage Méth'Angoumois.

En effet, consécutivement au compte-rendu contreversé du 5 juillet 2018 (
voir original sur la page téléchargement), édulcorant notamment les nuisances causées par l’unité de Château-Renard, le président de notre association entendait ainsi démontrer la partialité du Comité de Pilotage, dont l’objectif est l’aboutissement coûte que coûte du projet d’unité en zone urbanisée, et la peur panique de ses responsables de se confronter à la réalité du terrain en rencontrant les populations concernées.

L’instrumentalisation politique des décisions ne fait plus aucun doute depuis que le Grand Angoulême est au capital de la S.A.S Meth'Angoumois !

Contradictions

Dans un article de la Charente Libre paru en avril 2017, l’interviewé expliquait déjà : « Et il n’y a aucune nuisance ni odeur ». Cependant, il nie toujours connaitre le contenu du dossier…

Conseil Municipal St Yririeix

Votre collectif a fait à nouveau entendre sa voix lors du dernier conseil municipal de St Yrieix.

Nous avons demandé à monsieur le maire pourquoi il avait voté pour l’introduction du Grand Angoulême au capital de Methangoumois avec 60 000 euros d’argent public ?

Ce dernier a indiqué qu’il fallait accepter que le Grand Angoulême paye pour avoir des études de faisabilité sur des projets de méthanisation pour faire avancer la transition énergétique, mais qu’il ne connait pas le dossier en profondeur. Le Grand Angoulême n’a pas vocation à rentrer au capital de la société, mais dans le capital de l’étude.

On notera ici comment nos politiciens savent jouer sur les mots.

Nous avons interpellé ensuite tous les élus sur le fait qu’il venait de voter pour l’enquête publique de la déchèterie de Fléac sans savoir qu’elle n’était pas conforme depuis six ans à la règlementation française, le dossier ayant été présenté sous un angle différent.

C’est à se demander comment sera présenté le dossier Méthangoumois le jour du vote sur les résultats de l’enquête publique.

Ifrée

Ce mois-ci doit commencer la conception du dispositif de concertation pour l’unité de méthanisation sur les communes de Fléac et St Yririex.

Lors de cette étape 1, l’Ifrée, institut créé en 1996, présentera au COPIL Méthangoumois la démarche envisagée pour convaincre les habitants de nos deux communes du bien-fondé de cette usine. Il sera réalisé en octobre, au préalable à la concertation, un diagnostic au travers d’interviews auprès des 15 acteurs concernés par le projet. La phase 2 dite de concertation interviendra de janvier juin 2019, pour une conclusion des travaux en juillet 2019.

L’Ifrée se présente comme un institut au service des territoires et de leurs habitants.

Il ne s’agit en aucun cas d’un organisme indépendant, puisque celui-ci affiche clairement ses liens avec la Région Nouvelle-Aquitaine et l’État. Il décrit même sa méthodologie de travail : ajuster ses réponses aux besoins des organisations et des personnes ; des techniques bien connues de nos politiciens du Grand Angoulême : « il n’y aura aucun désagrément ».

Il ne faut donc pas se tromper, l’Ifrée est avant tout à l’écoute des enjeux de la transition écologique ; en d’autres termes des porteurs de projet à grand renfort de marketing et de matrice SWOT. Cela en dit long sur l’obstination de nos élus à faire construire cette unité en zone habitée.

Réunion publique

Extrait du compte rendu du COPIL du 5 juillet 2018 version corrigée :

« L’association CECOA 16 signifie que les habitants s’inquiètent de l’existence de ce projet. Ils souhaiteraient avoir des informations sur celui-ci. D’un point de vue de l’association il est nécessaire d’organiser une réunion publique d’information pour permettre aux citoyens de prendre connaissance du projet…

Les porteurs de projet reçoivent la demande. L’iFrée… »


Extrait du compte rendu du COPIL du 5 juillet 2018 non corrigé
(nous avons conservé bien précieusement le document) :

« L’association CECOA 16 demande la tenue d’une réunion publique, annoncée par voies médiatiques. Les porteurs de projet reçoivent la demande et demanderont au Cabinet Ifrée…

NDLR : Les porteurs de projet se réservent le droit de ne pas donner suite à cette demande pour des raisons de sécurité des collaborateurs. Une réunion publique n’est pas le meilleur moyen de répondre aux questions des citoyens… »