Presse

Limoges : le refus

C'est notamment une forte mobilisation des riverains (200 personnes) qui a sans doute conduit le conseil municipal de Limoges à se prononcer contre l'implantation de l'unité de Méthanisaiton en zone résidentielle, et cela contre l'avis favorable de la communauté d'agglomération datant de 2010.


Mystères ...

Depuis vendredi dernier, les Angoumoisins cherchaient à connaitre la source de ces effluves pestilentiels qui avaient envahi le plateau !

Avant d’éclaircir ce mystère, il nous faut nous reprendre nos cours de philosophie en marnière de causalité. Ce langage courant qui désigne la relation de cause à effet est des plus pertinent dans ce contexte :

Effets = des odeurs malodorantes.
Cause = épandage de digestat (NDLR nous ne ferons pas comme la Charente Libre qui s’est permis de stigmatiser celui à l’origine de la « faute »).
Causalité = les vents.

Cette causalité est de loin le point le plus important dans cette histoire. Elle nous rappelle que, comme le nuage radioactif de Tchernobyl, les vents n’ont pas de frontières, odeurs comprises.

Aussi, mesdames, messieurs les Angoumoisins, il vous faut vous intéresser de près à cette unité de méthane. Vous serez aussi touchés par les vents !

Au-delà, cela nous apprend également que l’épandage du digestat doit être réalisé avec du matériel spécifique permettant de contenir un azote très volatile. En contrepartie, des investissements nécessaires en pendillards, le bilan carbone se dégrade puisque l’utilisation de ce type de matériel allonge le temps d’épandage.

Il n'y aura pas d'odeurs

Les porteurs du projet arguent sans vergogne que l’unité sera sans odeurs comme la station d’épuration située sur la commune de Fléac.

Des mots, que des maux et de convictions sans fondement.

Cependant, votre collectif à des certitudes : cela sentira toujours. Un exemple factuel celui de l’usine Hagetmau qui traite notamment les effluents d’élevage et sous-produit de l’industrie agroalimentaire. Lors de l’installation de l’usine, il avait été affirmé que grâce à un
procédé innovant il n’y aurait pas d’odeurs, et si l’on s’en tient au rapport de l’enquête publique du 9 septembre 2012, qu'il n’y aurait pas de nuisance à subir. Résultat : depuis plusieurs mois, les riverains subissent des effluves insupportables. Face au collectif le responsable du site Pierre Dispan de Floran répond qu’il s’agit là de petits soucis…

C’est pourquoi il ne pas être dupe face à la stratégie mise en place par ENGIE et le Grand Angoulême : payer pour des enquêtes soi-disant impartiales afin de s’acheter une bonne conscience !

Nous ne baisserons pas la garde

Au travers de deux articles parus respectivement dans la Charente-Libre du 24 septembre 2018 et Sud-Ouest du 25 septembre 2018, votre collectif a demandé la dissolution du Comité de Pilotage Méth'Angoumois.

En effet, consécutivement au compte-rendu contreversé du 5 juillet 2018 (
voir original sur la page téléchargement), édulcorant notamment les nuisances causées par l’unité de Château-Renard, le président de notre association entendait ainsi démontrer la partialité du Comité de Pilotage, dont l’objectif est l’aboutissement coûte que coûte du projet d’unité en zone urbanisée, et la peur panique de ses responsables de se confronter à la réalité du terrain en rencontrant les populations concernées.

L’instrumentalisation politique des décisions ne fait plus aucun doute depuis que le Grand Angoulême est au capital de la S.A.S Meth'Angoumois !

Contradictions

Dans un article de la Charente Libre paru en avril 2017, l’interviewé expliquait déjà : « Et il n’y a aucune nuisance ni odeur ». Cependant, il nie toujours connaitre le contenu du dossier…

Ils bradent la santé des français et impactent gravement la biodiversité

Dans le but de « rassurer les investisseurs », le Premier Ministre, Edouard Philippe, et le Ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, jouent les apprentis sorciers.

Par décret du 6 juin 2018, signé par Messieurs Philippe et Hulot et applicable dès le lendemain de sa publication, l’installation de méthaniseurs pouvant recevoir jusqu’à 99,99 Tonnes de déchets par jour est autorisée, sans étude d’impact ni enquête publique. Quid de la population et de l’environnement ?

Pourtant, en juin 2017, L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie, notait dans un document de référence : le manque de connaissances sur les conséquences du retour au sol des digestats, sur la vie des sols, de l’humus… Et identifiait des besoins de recherche sur : l’évaluation des fuites de biogaz, les émissions polluantes lors de l’épandage de digestats (N2 O, NH3) et l’importance de développer des connaissances en termes d’impacts de la méthanisation sur le climat, l’eau, la qualité de l’air, les odeurs, les sols, les déchets, etc.

Dans leur précipitation à satisfaire les investisseurs, Les Ministres n’en ont pas tenu compte.

De plus, les Conclusions du Groupe Travail Méthanisation (mars 2018) annonçaient « la sortie du statut de déchets des digestats ».

Ce n’est pas en les sortant d’un statut qu’ils cesseront d’être des déchets, avec tous les risques inhérents aux déchets. « La dernière grande épidémie de peste porcine classique (PPC) a eu lieu entre février 1997 et janvier 1998. Le virus a été transmis à un élevage à cause d’un sandwich au jambon jeté dans un élevage » Des milliers de sandwichs au jambon vont arriver dans les méthaniseurs. Une hygiénisation à 71° pour des sandwichs réduits, soit disant, à moins de 12 mm (!!!) est insuffisante pour garantir de l’absence de germes pathogènes.

En janvier 2018, L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a remis ses conclusions suite à une demande de mise sur le marché de produits issus de digestats de méthanisation : « Les intrants (effluents d’élevage, matières végétales agricoles et matières végétales brutes, eaux et boues de STEP d’industries agroalimentaires, graisses et déchets animaux) peuvent apporter des contaminants organiques, notamment des résidus d’antibiotiques ou des bactéries antibio-résistantes »

… Les résultats des analyses mettent en évidence une contamination en Clostridium perfringens et entérocoques et des effets sur la reproduction des vers de terre.

« Conclusions : non conforme, risques pour les organismes du sol. »

Un très grand nombre de digestats de méthanisation sont issus des mêmes gisements et déjà épandus en France, sur des milliers d’hectares de terres nourricières, et ce, depuis des années.

Devant la gravité de la situation des associations et collectifs envoient, depuis plus d’un an, des alertes aux différents ministères, en vain.

Les accidents, incidents, pollutions et contaminations dus à la méthanisation, et à tout ce qui en découle, sont fréquents sur toute la France (cf base de données ARIA). Les associations et collectifs ont donc décidé de se rassembler pour alerter et former le Collectif National Vigilance Méthanisation, C.N.V.M.

C'est arrivé à côté de chez nous  !

Factuels nous sommes, factuels nous resterons.

La future usine à gaz devrait fonctionner avec des boues d’épuration sans odeur, comme le promettre les porteurs du projet.

Cependant, en Dordogne, sur la commune de Lamonzie-Saint-Martin, les élus demandent l’arrêt immédiat du stockage de ces boues sur le site du méthaniseur du Bourg d’Abren en raison des mauvaises odeurs. Via un courrier à la préfecture, les représentants communaux demandent aux services de l’État de venir constater par eux-mêmes la gêne occasionnée par les boues d’assainissements..

Incident majeur en France

Alvignac : 400 m3 de digestat éculé dans les sols. Le Journal « La Vie Quercynoise » relate le premier incident majeur en matière de méthanisation. Alors que les mises en garde face aux pollutions de l’eau potable se sont multipliées face à l’unité située sur la commune d’Alvignac, lieu dit Gramat, il a été constaté le 7 avril dernier que suite à la rupture du connecteur de la poche du digestat, 400 m3 de liquide se sont répandus sur les terrains avoisinants. La DREAL a été saisie du dossier.

Chaise vide ...

Dans le dernier article paru dans la Charente Libre en date du 17 mars, Monsieur DAURE s’émeut de voir une chaise vide aux COPIL où il nous invite à participer. Or, celui-ci semble oublier que nous avons assisté tous les COPIL jusqu’à maintenant. Nous y avons fait des propositions concrètes afin de délocaliser le projet, afin de protéger les populations. Car oui, c’est bien le lieu d’implantation qui pose souci : proximité des habitations, zone urbanisée en développement… et non le choix de faire de la transition énergétique une priorité pour les années à venir. Face à nos propositions, nous avons reçu une fin de non-recevoir. Alors, doit-on participer à ce simulacre de démocratie ? Non.

EURATLANTIC n'est pas une poubelle !

« EURATLANTIC n’est pas une poubelle… » Slogan que votre collectif a inscrit sur le mur avec l’accord du propriétaire privé juste en face de l’entrée de la zone et repris dans un article de la Charente Libre où l’on découvre que nos communes pratiquent une vigilance « écocitoyenne » à deux vitesses, ce qui laisse présager, le prie, quant au sort du secteur loin des préoccupations du Grand Angoulême.

Reportage F3 Opération Cagouilles

Opération Cagouilles

Dominique Lamonerie, vice-président du collectif, fait un point sur l'opération Cagouilles, interview CL du 3 février 2018

Enlèvement des banderoles

Sous couvert de la législation en vigueur, Monsieur Guy Étienne, Maire de Fléac, par l’intermédiaire de la préfecture, a demandé à votre collectif de retirer ses banderoles apposées sur la RN 141. Cela en dit long sur l’idée de la démocratie que se fait Monsieur Étienne : rester sourd face à ceux qui l’ont élu ! Soit aucun respect de ses concitoyens.



CECOA

Du miel bleu et vert dans les ruches

Interview France 3


Reportage de France 3 Aquitaine / Bruno Pillet, Cécile Landais et Josiane Etienne.