Réflexions

Lobbying quand tu nous tiens ! Part. 2

Après avoir réussi à faire relever le seuil applicable à l’ICPE de 100 tonnes/jour contre 60 tonnes/jour ; sortir du statut de déchets des digestats ; le dernier étage de la fusée pour favoriser la transition énergétique est en train de se mettre en place (article 56 et 57 de la loi n°2018-727) …

En effet, deux régions ont été retenues pour expérimenter une procédure de participation du public par voie électronique en remplacement de l'enquête publique, dans le cadre de la procédure de délivrance de l'autorisation environnementale. Cette expérimentation prévue pour une durée de trois ans concerne les projets, d'une part, des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et, d'autre part, d'installation d'ouvrages, travaux et activités (IOTA).

Cette loi prévoit en théorie de renforcer les modalités d'information au public dans le cadre des procédures de concertation préalable et de participation du public par voie électronique afin de lui assurer des garanties équivalentes à celle dont il aurait bénéficier dans le cadre d'une enquête publique.

Donc en résumé : l'Etat donne les pleins pouvoirs aux grands groupes industrielles pour imposer leur projet à la population et se désengage en termes de responsabilités.

Nous ne sommes pas dupe ! Nous voyons clair dans votre jeu, Messieurs d'ENGIE. Nous ne lâcherons rien, nous avons notre t-shirt jaune (voir page boutique).

Stade de préfiguration ...

Lors de sa réponse à monsieur Thomas MESNIER, député de la Charente, monsieur Jean-François DAURE s'étonnait se sa prise de position en donnant un avis définitif sur un projet au stade de préfiguration.

Verbiage habile afin d'éviter de reconnaitre que l'origine du dossier remonte à 2013, que 60 000 euros ont déjà été investis pour participer à la SAS gestionnaire du projet. Nous ne sommes plus dans de la préfiguration au stade où l'on organise des réunions pseudos publiques en présence d'une poignée de citoyens avec le soutien de deux communes. Nous sommes dans de la démagogie politicienne où l'objectif est de faire passer un projet par n'importe quel moyen pour laisser son nom dans l'histoire.

BHNS

Quel lien avec notre projet et combat ?

Il est très simple. Dans les deux cas, le maire de la commune de Fléac brille par sa capacité à négocier. D’une part, il s’est ému au moment du vote et en pleine séance du Conseil communautaire de voir sa commune oubliée en partie suite au tracé du BHNS, d’autre part, il accepte un programme d’usine à gaz juxtaposant sa commune avec pour conséquence la dégradation de la qualité de vie de ses concitoyens sans les le petit doigt.

Un maire ne doit-il pas être le premier défenseur de sa commune ?

Ifrée

Ce mois-ci doit commencer la conception du dispositif de concertation pour l’unité de méthanisation sur les communes de Fléac et St Yririex.

Lors de cette étape 1, l’Ifrée, institut créé en 1996, présentera au COPIL Méthangoumois la démarche envisagée pour convaincre les habitants de nos deux communes du bien-fondé de cette usine. Il sera réalisé en octobre, au préalable à la concertation, un diagnostic au travers d’interviews auprès des 15 acteurs concernés par le projet. La phase 2 dite de concertation interviendra de janvier juin 2019, pour une conclusion des travaux en juillet 2019.

L’Ifrée se présente comme un institut au service des territoires et de leurs habitants.

Il ne s’agit en aucun cas d’un organisme indépendant, puisque celui-ci affiche clairement ses liens avec la Région Nouvelle-Aquitaine et l’État. Il décrit même sa méthodologie de travail : ajuster ses réponses aux besoins des organisations et des personnes ; des techniques bien connues de nos politiciens du Grand Angoulême : « il n’y aura aucun désagrément ».

Il ne faut donc pas se tromper, l’Ifrée est avant tout à l’écoute des enjeux de la transition écologique ; en d’autres termes des porteurs de projet à grand renfort de marketing et de matrice SWOT. Cela en dit long sur l’obstination de nos élus à faire construire cette unité en zone habitée.

Sommes-nous des terroristes ?

Prenons-nous en otage le Grand Angoulême ?

Telle est la question que nous pourrions nous poser face à la réaction d’un GrAnd élu nous expliquant que notre situation est sans commune mesure avec celle des victimes des attentats perpétrés sur notre territoire national.

Comment peut-on oser faire cette comparaison, seulement même y penser ? Par un excès de confiance et d’estime de soi ?

Alors, qui prend en otage qui ?

Les quelques élus qui décident pour nous dans leurs âmes et consciences sans réfléchir aux conséquences futures afin d’être réélus au tour suivant, c’est certain. Ces élus qui se voilent la face en expliquant « que cela ne sentira point » ; comme les ouvrages d’art construits pour durer et ne surtout pas s’effondrer. Demandons alors aux familles des victimes si elles n’ont pas été otages de la démagogie politique du style « tout va bien madame la marquise ».

C’est l’unité de méthanisation qui est en fait l’otage : reçue en garantie de la bonne fin du TEPOS du Grand Angoulême. Et c’est bien nous, citoyens, qui faisons l’objet d’un chantage environnemental et de pressions face au choix d’un emplacement incohérent. !

"On peut condamner les oppresseurs, mais personne ne devrait juger les oppressés."

Ecologie moderne  !

Aprés Charente Nature, le SDEG 16, SEM TC, fin juin, le Grand Angoulême, sous l’égide de son président, votait sa participation à hauteur de 10 % au capital de la société gestionnaire de l’unité de production de méthane du parc EURATLANTIC.

Malgré les alertes sur les divers risques majeurs encourus : pollution sonore, olfactive, visuelle, des sols par épandages du digestat (compost obtenu) issu de divers déchets et des boues des stations d’épuration (avec métaux lourds), nos institutions font la sourde oreille et votre entre amis un projet incohérent tant sur le plan économique qu’environnemental.

Non content d’ignorer la contestation des riverains (pétition, manifestations, rencontre avec les pouvoirs publics) le Grand Angoulême pour se donner bonne conscience et sauver ses affichages de « démocratie citoyenne » et envisage de mettre en place un ersatz de concertation totalement verrouillée et sélective animée par un organisme subventionné de la région qui soutient et finance le projet d’usine.

Soyez rassurés, votre Collectif Eco Citoyens Ouest Angoumois est plus que déterminé à faire prévaloir ses propositions en matière d’emplacement d’une telle unité, qui ne saurait trouver sa place en zone habitée.

En effet, il n’est pas acceptable de voir un projet devenu et dorénavant public, de surcroit payer par nos impôts, dégrader le cadre de vie des riverains des communes de Fléac et St Yiriex.

Devons connaitre un nouveau scandale de pollution comme à St Cybard ? Vous tous élus aurez-vous le courage de dire non à ce projet face à vos maires siégeant au Grand Angoulême et votant docilement aux résolutions présentées ? Est-ce démocratique d’attendre une nouvelle législation pour installer une toute impunité une usine à gaz au mépris des populations avoisinantes et sans passer par une enquête publique ?

Depuis plusieurs semaines, nous demandons avec force la tenue d’une réunion publique avec la population concernée et impliquant tous les acteurs du projet : maires, élus, représentants du Grand Angoulême, porteurs du projet.

Nous ne sommes pas dupes, et nous rentrons en résistance.

Lobbying quand tu nous tiens !

Lancé en octobre dernier par le Secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, Sébastien LECORNU, le groupe de travail méthanisation a rendu ses conclusions le 26 mars préconisant 14 actions pour accompagner la filière, dont deux sur la mobilité gaz.

Alors que la loi de transition énergétique a fixé à 10 % la part de gaz dans les énergies renouvelables dans la consommation française d’ici 2030, l’objectif fixé était de pouvoir accélérer les projets, professionnaliser et aider la filière agricole par des mesures de simplifications administratives.

Au regard du relèvement du seuil applicable à l’ICPE de 100 tonnes/jour contre 60 tonnes/jour à l’heure actuelle, avec notamment la suppression de l’enquête publique, nous sommes en droit de nous interroger sur le lobbying des industriels face à ces résultats du groupe de travail.

En effet, depuis bien longtemps, et notamment face aux réticences croissantes des populations avoisinantes contre l’installation d’unité de méthane, les professionnels du secteur revendiquaient une simplification des procédures administratives, une fiscalité et des moyens financiers modernisés.

Même si ces mesures ne sont pas encore promulguées, la conséquence directe pour le projet de la zone Euratlantic serait un simple enregistrement du dossier à la préfecture...

Plus grave, cette réglementation entrainerait la sortie du statut de déchets des digestats avec la généralisation de la méthanisation des boues de stations d’épuration !

Donc un projet Fléac / St Yrieix  en totale cohérence avec la nouvelle législation.

C’est pourquoi il est important de rester mobiliser face à cette hérésie environnementale ! Car les questions de fond restent sans réponses : avis de la population, risques sanitaires, bilan carbone par rapport à l'éloignement des gisements...

Polluer en éliminant des déchets

Monsieur Gilles BERANRD, membre titulaire de l’Académie de l’Angoumois, s’interroge au travers de son manifeste sur les conséquences de l’installation de l’unité de méthanisation en zone urbanisée. Réflexion de fond qui interpelle sur un projet présenté comme écologique alors que celui-ci aura des nuisances importantes.

Plan d'Urbanisme Intercommunal

C’est discrètement que le Grand Angoulême vient de lancer une nouvelle phase de concertation avec la population pour qu’elle contribue à dessiner l’avenir du territoire au travers de l’écriture d’un projet d’aménagement et de développement durable. Ce plan vise à redessiner les zones urbaines, agricoles et naturelles pour un arrêté en octobre 2018. Il s’en suivra une enquête d’utilité publique. Des membres de votre collectif ont participé à la première réunion qui se tenait sur la commune de Ruelle le 21 février dernier. Le constat est alarmant : il exige un grand décalage entre le catalogue de bonnes indentations et la réalité dans les communes, où les maires ont beaucoup de pouvoir, parfois celui-ci arbitraires. Étape importante donc dans notre combat contre l’implantation de l’unité. Il ne faudrait pas que le PLU de nos deux communes concernées soit dicté à la faveur des grands groupes lobbyistes.

Ce qu'il faut retenir en décembre

Monsieur Guy Étienne, maire de Fléac, au mépris de son Conseil, n’a pas souhaité présenter la motion proposée par votre collectif. Il ne disposerait pas assez d’éléments sur le dossier pour juger du bien-fondé du projet...

Nous préparons une permanence mensuelle qui devrait débuter courant janvier 2018 dans les locaux de la MJC de Fléac. Nous reviendrons vers vous pour vous communiquer les dates et horaires.

A noter dans vos agendas : notre prochaine réunion se tiendra le 12 janvier 2018 à partir de 20 h 30 à la MJC de Fléac.

Nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année !

Qu'attendons-nous ?

Les Arédiens et Fléacois attendent autre chose de leurs élus pour la zone d’emploi et d’activités Euratlantic qui peut accueillir des activités à taille locale ou régionale aptes à valoriser ce secteur stratégique du versant ouest (RN10-RN141) entre le GRANDANGOULEME et le GRANDCOGNAC au bénéfice d’un gagnant gagnant du duo des 2 Charente qui en ont bien besoin ; là, on risque de perdre chacun de son côté.

Questions ?

Combien vaudront nos logements, nos commerces si cette usine à gaz est autorisée par le préfet en 2018 ? Quelles plus-values pour nos communes ? Cette usine classée ATEX (risques explosifs) que la loi autorise à 50 mètres de toute construction entre autres, quelles répercussions sur les contrats d’assurances habitation, santé et autres ?

Lettre à Monsieur le Maire de St Yrieix

Le Maire de ST YRIEIX, fan d'ENGIE SUEZ … Oh pardon, porteur du projet d'installation d'une usine à gaz méthane en zone habitée (980 mètres de l'école de VENAT) a mis en doute nos qualités d'écocitoyens au sujet des inscriptions et slogans sur le mur privé de l'un de nos fervents partisans. Que dire de l'image et de l'état actuels de la zone Euratlantic dont il a la charge en matière de propreté, d’environnement, de sécurité publique et attractivité pour d'éventuelles entreprises candidates porteuses d'emplois nouveaux et cela à quelques encablures de sa jolie mairie ???? Voilà qui présage un triste avenir pour cette future zone « poubelle » qu'il veut nous imposer avec la tiède complaisance de son homologue de FLEAC sous la houlette d'un président du Grand Angoulême qui n'a toujours pas répondu à notre courrier pour nous recevoir et nous donner le dossier complet de cette sombre affaire OPACITE MUTISME MEPRIS ...........

Résister, c'est celà !

Face au mur du silence des élus, se battre contre le projet c’est aussi le médiatiser autour de soi chacun à sa façon et avec ses moyens : un copier coller+du papier +une imprimante+de l’adhésif et hop ! Rendez-vous sur la page de téléchargement pour y trouver les stikers à découper !

"J'accuse"

Il semblerait qu’un certain haut magistrat se serait permis de « mettre la pression » à ceux qui auraient osé apposer en vitrine l’affiche du collectif. Le Collectif dénonce fermement ces agissements qui démontrent une volonté de cacher la réalité du projet aux habitants des communes !

Aucune crainte pour la valeur de vos biens !

Témoignage désespéré qu'une famille a récemment publié sur la page Facebook de CECOA : "Bonjour, Je devais signer hier soir la vente de ma maison rue de la Lurate, l'acquéreur s'est désisté à cause de cette usine de bio méthane. Va-t-on pouvoir vendre nos maisons ou allons nous finir malades et surendettés ?"

Conclusion du débat public "Déchets en Charente"

Monsieur BEGOUEN, bureau d'étude GIRUS, propose d'observer les impacts des scénarios retenus, à savoir : arrêt de l'usine d'incinération, transformation de l'usine d'incinération avec valorisation (les ordures ménagères de CALITOM sont triées et stabilisées à Ste-Sévère), exportation des déchets en Gironde sans nouvel équipement.

Dispositions applicables à la zone 1AUX

Sont interdits : toutes constructions, extensions de constructions existantes et installations qui, par leur nature, leur importance ou leur aspect, seraient incompatibles avec le caractère du voisinage, la salubrité, la sécurité publique. (Article 1AUX1 / 1.1).

Réduire ses déchets, un projet gagnant !

La prévention des déchets demeure, malgré les efforts déjà engagés, un enjeu majeur pour tous. Elle est une priorité européenne et du Grenelle de l'environnement. Réduire la production des déchets agit directement sur le cout complet en diminuant les coûts de production et les coûts de gestion des déchets. En concevant, en fabriquant, en distribuant autrement une entreprise peut diminuer en moyenne la production de ses déchets de 10 % et la facture pour leur traitement de 14 %.

Démocratie ?

Curiosité : Le Grand Angoulême s’est engagé selon lui dans la démocratie participative et citoyenne , d’ailleurs à cet effet une charte a été présentée par Conseil de Développement du GA et validée par les élus et conseillers (maires) qui le composent : information - consultation -concertation - co-construction - dont acte alors qu’en est-il du projet d’ampleur qu’il veut nous imposer et qui devrait en toute logique figurer dans son actualité récente ? Allez sur le site du GA et sur son moteur de recherche tapez « méthanisation ou biogaz ». Aucun résultat…